COMMENT SE DÉBARRASSER D’UN PAYS QUI DÉRANGE ?
De tous les temps, certaines personnes ont détesté l’un ou l’autre pays. On justifie cette aversion par des raisons politiques, culturelles, religieuses, historiques ou autres.
Certains pays ont été anéantis ou englobés dans d’autres pays qui les ont absorbés.
Le cas d’Israël en tant que pays qui a officiellement repris vie en 1948 suite au plan de partage des Nations Unies de 1947, se distingue de façon unique car, ce petit pays de 21.000 km2, a toujours été la cible de nombreux ennemis. C’est un petit pays qui dérange car en dépit de sa taille, il est extrêmement important à notre culture judéo-chrétienne. C’est un pays plurimillénaire qui est parvenu à survivre face aux nombreuses attaques et autres guerres qu’il a dû mener sur plusieurs fronts pour rester en vie.
Le christianisme a ses racines et ses origines en Israël. L’Islam a également des liens très étroits avec ce pays. Sans parler du judaïsme dont le berceau se trouve, bien entendu, sur la terre d’Israël depuis le tout début. Ce lien continue jusqu’aujourd’hui au point où quand les Juifs prient trois fois par jour, ils se tournent physiquement vers Jérusalem. Pendant une cérémonie de mariage juif, le marié va écraser un verre sous son talon pour se souvenir de la destruction des deux Temples. Chaque année, à la fin du souper de Pessakh (la Pâque), on se dit l’un à l’autre : « L’année prochaine à Jérusalem ».
« Si je t’oublie, Jérusalem, que ma main droite m’oublie! »
La résilience face aux persécutions : Le texte de la Haggadah qui est lue au cours de ce souper rappelle que « dans chaque génération, ils se lèvent contre nous pour nous exterminer ». Cela souligne la persistance de l'antisémitisme, mais aussi la promesse de protection divine, reliant le passé à la survie du peuple juif au présent. Il est vrai qu’il est miraculeux que ce petit peuple (à peine 14 millions de Juifs dans le monde) ait pu survivre à ce désir farouche de l’exterminer à travers les siècles (et ça continue, malheureusement).
Mais au delà de la violence utilisée pour anéantir Israël, il existe depuis un certain nombre d’années, un moyen peut-être plus efficace pour le rayer sinon de la carte du monde, du moins de nos coeurs et de nos pensées: Pendant de nombreuses années, l’Eglise a utilisé la force et la violence pour exterminer les Juifs et les forcer à se convertir. Mais il a fallu arriver à la conclusion qu’Israël est un pays et un peuple indestructible. Et face à cette réalité, ceux qui le haïssent redoublent d’inventivité pour arriver à leurs fins. De nos jours, cette haine se manifeste notamment à travers les médias (dont la plupart sont aux mains de la gauche), mais aussi, et encore plus ouvertement, sur Internet et sur les réseaux sociaux. Cela me rappelle le proverbe: “Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose”… Et puis, dans le domaine politique, il existe un organisme international basé à New York (ONU) qui tous les matins pond une nouvelle “Résolution” contre Israël. Rien que sur la dernière décennie, au moins 77 résolutions ont été adoptées contre Israël, avec des centaines d'autres depuis 1948. Alors qu’il existe des dizaines d’autres conflits encore plus graves et sanguinaires aux quatre coins du monde mais cela n’a pas l’air de déranger ces ronds-de-cuir confortablement installés aux USA… Il est vrai que les lobbies anti-Israël dans les corridors de l’ONU ou de l’Union Européenne sont légions…
Finalement, dans le domaine “religieux”, la vaste majorité des églises ont adopté une méthode qui semble très efficace car très discrète et sournoise: l’indifférence ou l’oubli…
Tout le monde sait que la mémoire d’une personne défunte disparait tous les jours un peu plus, à moins qu’on ne la mentionne, qu’on ne parle d’elle.
« Venez, disent-ils, exterminons-les du milieu des nations, et qu’on ne se souvienne plus du nom d’Israël! »
Il en est ainsi d’Israël: on en parle de moins en moins dans les sermons, dans les messages, dans les nombreuses vidéos qui forment la nouvelle identité des chrétiens. On n’aborde tout simplement plus le sujet, soit parce qu’on ne le connait pas ou que, justement, on voudrait, consciemment ou inconsciemment, le faire disparaître à petit feu. Sans oublier, évidemment, que mentionner Israël ou le peuple juif dans nos églises, pourrait porter préjudice car cela donne l’impression de prendre parti (politique) pour les Juifs plutôt que de défendre les Palestiniens qui, dans l’esprit de pas mal de monde, représentent de nos jours, le peuple martyr par excellence. J’en avais déjà parlé dans un article précédent: “Le Palestinien – ce Jésus du 21ème siècle”.
Pourtant, si on se donne la peine de lire cette vieille Bible, toujours d’actualité, on se rend compte tout d’abord qu’Israël et les Juifs sont cités pratiquement sur chaque page… Donc si on veut éliminer ces deux mots de la Bible, le message qu’elle nous apporte ne tient plus debout.
Ensuite, il ne faut pas oublier que le Dieu de la Bible, le “seul vrai Dieu” (Jean 17:3) est le Dieu d’Israël… Il n’y en a pas d’autre. Si on pense adorer un autre Dieu, c’est tomber dans le paganisme. Il ne faut pas oublier non plus que Yéshoua (Jésus) était lui aussi Juif et qu’il est venu en tant que Messie d’Israël et il a même dit qu’il n’était “venu que pour les brebis perdues de la maison d’Israël” (Matthieu 15:24). Donc, en évitant de parler de “ce” Dieu et de “ce” Messie, on dévie de la centralité de la Bible et on s’égare sur des voies de traverse.
La Bible doit rester notre livre de référence, la base sine qua non, et non pas nos préférences politiques, culturelles ou humanistes pour partager la pensée de Dieu.
A propos d’Israël, Dieu dit (Ésaïe 49):
“14 Sion disait: «L'Eternel m'a abandonnée, le Seigneur m'a oubliée!»
15Une femme oublie-t-elle l'enfant qu'elle allaite?
N'a-t-elle pas compassion du fils qui est sorti de son ventre?
Même si elle l'oubliait, moi je ne t'oublierai jamais.
16 Vois! Je t'ai gravée sur mes mains.
Tes murailles sont constamment devant moi.”
Reflétons l’attitude de Dieu: N’oublions jamais le premier né de Dieu, Israël.
Luc HENRIST
8 février 2026